Le retour du fils prodigue

Le Retour du fils prodigue à Bergues, 28 ans après son départ

Le Retour du fils prodigue, tableau italien du XVIIème siècle, d’après le Guerchin (1591 – 1666), a quitté Bergues afin d’être restauré par les ateliers de restauration de Versailles en 1983.

Après de nombreuses péripéties, il revient enfin au musée du Mont de piété où il sera présenté à l’occasion des Journées du patrimoine.

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A partir de 1983, la Ville de Bergues se lance dans une importante campagne de restauration des collections de peinture de son musée. C’est ainsi que notre tableau, alors attribué à Bartolomeo Manfredi (baptisé le 25 août 1582 – 1622) est pris en charge, sous le contrôle de la Direction des Musées de France, par les ateliers de restauration de Versailles. 

Dans le courant de l’année 1984 une première phase d’interventions débute, le tableau est réentoilé, avant d’être nettoyé et de voir ses repeints enlevés. Cette dernière opération tarde, les ateliers de Versailles étant toujours particulièrement encombrés.

En 1995, soit 12 ans après le départ du tableau, un nouveau devis relatif à une seconde tranche de travaux sur la couche picturale est établi. Il demeure sans réponse.

En 2003, la Ville ne pouvant donner suite à cette restauration décide de confier le tableau, ainsi que trois autres peintures ayant connu le même sort, à un atelier de restauration belge. De nouveaux devis sont établis et si deux œuvres reviennent bien, à Bergues, restaurées, en 2005, Le Retour du fils prodigue ainsi que La Bataille de Lépante de Andries van Artvelt demeurent dans leur exil Outre-Quievrain.

En 2010, après avoir repris contact avec l’atelier de restauration Salv Artes, il est décidé de procéder à la restauration du tableau. L’œuvre a également trouvé une nouvelle attribution, Il s’agit, en fait, d’une copie d’un tableau du Guerchin (1591 – 1666) conservé au Kunsthistorisches Museum de Vienne. On connaît, en plus de celle de Bergues, quatre copies de ce tableau, une conservée au musée de Chambéry, une autre conservée au musée de Lyon et enfin deux autres conservées à Rome au Palais Colonna et à la villa Borghèse.

La version de Bergues, reprend une composition datant de 1619-1620, soit assez tôt dans la carrière du peintre. Cette période est marquée par un style qui partage avec le caravagisme le goût des cadrages resserrés et d’un certain réalisme mais où la lumière ne provient pas d’une source unique, donnant des effets de contraste ne ressemblant pas au clair obscur des disciples de Caravage. L’artiste s’orienta par la suite, après son arrivée à Rome, vers une manière plus classique, aux coloris clairs, suivant en cela une évolution comparable à celle de Guido Reni