Le Beffroi

Symbole des libertés communales et symbole de la ville, le Beffroi se dresse fièrement dans le ciel des Flandres face à l'hôtel de ville.

beffroi2

Troisième Beffroi construit au même endroit, celui-ci a été reconstruit en 1961 suite à sa destruction par incendie (30 mai 1940) puis par dynamitage (16 septembre 1944) par les Allemands. Il reprend dans ses grandes lignes le Beffroi précédant, lui-même reconstruit après de sac de la ville en 1383 par les Français.Ce dernier, par la hardiesse de sa construction, sa légèreté et son élégance, passait pour être le plus beau Beffroi de France ("Guides bleus" avant 1940).

Le Beffroi abrite aujourd'hui le carillon, l'Office de tourisme, l'Espace Beffroi ainsi que les écoles de dessin et de musique de la ville.

Inscrit au titre des Monuments Historiques le 2 novembre 2004, le Beffroi est depuis le 16 juillet 2005 classé au patrimoine mondial de l'humanité par l'U.N.E.S.C.O. (classement de 23 beffrois du Nord, du Pas-de-Calais et de la Somme lors de l'assemblée générale de Durban).

Le Beffroi de Bergues enfin a acquis une notoriété nouvelle en étant l'un des acteurs principaux du film de Dany Boon, Bienvenue chez les Ch'tis.

Suite à l'inscription au patrimoine mondial de son Beffroi, la ville de Bergues est devenue membre de l'association "Beffrois et patrimoine" devenue, en 2013, l'association "Beffrois du Patrimoine Mondial". Cette association met en réseau les communes concernées par cette distinction.

Plus d'informations sur "Beffrois du Patrimoine Mondial" : www.beffrois.com

logo beffroisdupatrimoinemondial

Lire la suite : Le Beffroi

L'Hôtel de ville

Reconstruit en 1871 par Outters, l'édifice actuel reprend la partie renaissance flamande de l'ancien édifice. Celui-ci, qui était situé à l'origine rue de l'Hôtel de Ville, a été remonté pierre par pierre, ce qui justifie la date de 1665 apposée sur la façade ainsi que les armes de Philippe IV d'Espagne entourées d'un collier de la Toison d'Or.

Avec sa façade en pierre bleu et grise, ses meneaux, ses colonnettes engagées et ses obélisques, l'hôtel de ville de Bergues n'est pas sans rappeler des constructions de la même époque de l'autre côté de la frontière actuelle (Furnes, Tournai, Gand).

A droite, sur la façade, un buste de Lamartine rappelle l'élection de ce dernier en tant que député de Bergues en 1833.

Outre les services administratifs de la mairie, l'Hôtel de ville abrite deux salles de réception (le "Salon Blanc" et le "Salon Doré") et les archives.

mairie-vue-beffroi  noel2 

L'Abbaye de Saint-Winoc

sap04 02l04236 p

 
 
 
 
Construite sur le Groenberg (ou "mont vert", altitude : 22 mètres), l'abbaye occupait tout le sommet de la colline.Fondée par les comtes de Flandres en 1022 pour commémorer le passage de Saint-Winoc sur le mont, elle restera sous la règle de Saint-Benoît (abbaye bénédictine) jusqu'à sa destruction lors de la tourmente révolutionnaire de 1789.

Les tours furent préservées en leur qualité d'amer pour la navigation, ce qui obligea le ministère de la marine à reconstruire l'une d'entre elles (la Tour "pointue"), suite à son effondrement au début du XIXème siècle.

 

 

Lire la suite : L'Abbaye de Saint-Winoc

L'église Saint-Martin

eglise

Située au centre géométrique de la première enceinte de la ville, l'église Saint-Martin est une ancienne hallekerque (église à trois nefs égales). Celle-ci avait était entièrement reconstruite à la fin du XVIème et les troubles religieux (Guerre des Gueux).

L'église Saint-Martin a été profondément meurtrie au cours de la dernière guerre (incendie en mai 1940 par les Allemands et dynamitage de la tour par l'occupant le 16 septembre 1944, jour de la libération de la ville).

Reconstruite à la fin des années 1950 par Gélis, elle n'a malheureusement pas été reconstruite sur son plan initial et seules quelques parties anciennes subsistent : transept sud (classé Monument Historique), portail sud, chevet. A l'intérieur, de beaux vitraux de Ingrand et Bertrand se marient admirablement avec la teinte de la brique laissée à nue.

A remarquer également, l'original chemin de croix, oeuvre de Champilou. Un orgue Muller remplace désormais dans le transept le grand Cavaillé-Coll qui, jusqu'à l'incendie de l'église en 1940, occupait tout le fond de l'église.